Chirurgie robotique : quand la réalité rattrape la fiction

Nous avons naturellement intégré le développement technologique dans plusieurs aspects de notre vie. Il y a une trentaine d’années, parler de la chirurgie robotique, d’objets connectés et des voitures autonomes était plus une question de science-fiction que de la réalité.

À cette époque, les ordinateurs n’étaient pas si communs et les téléphones portables étaient presque inexistants. Cependant, nous nous sommes adaptés au développement technologique dans notre vie quotidienne et nous avons intégrés ces objets qui nous paraissent aujourd’hui naturels.

La même chose s’est produite avec la médecine et la chirurgie, ce qui semblait être de la science-fiction est aujourd’hui une réalité. Les chirurgies robotiques sont pratiquées tous les jours dans le monde entier. Rien qu’aux États-Unis, on estime à plus de 400 000 le nombre de chirurgies robotisées par an.

La chirurgie robotique a révolutionné la chirurgie mini-invasive, en particulier en médecine gynécologique et oncologique. La zone d’intervention a été réduite, ce qui a apporté de grands avantages aux patients, tels que des cicatrices plus petites, moins de douleur et de risques d’infection ou de complications. La chirurgie robotique a également permis une récupération plus rapide, réduisant le temps passé à l’hôpital ou dans les cliniques.

D’un autre côté, la chirurgie robotisée a aidé les médecins à réduire les erreurs. Elle a notamment permis une plus grande précision, en évitant les vibrations naturelles de la main. Les instruments de chirurgie robotique ont une portée plus grande que la main humaine et la mobilité limitée du poignet. Pourvus des bras articulés avec sept axes de mouvement, les robots peuvent tourner et se plier plus facilement et avec précision sans se fatiguer lors de longues interventions chirurgicales. C’est ainsi qu’en chirurgie esthétique et plastique, la robotique est désormais envisagée pour la levée de lambeaux ou la suture, lors d’une rhinoplastie par exemple, afin de réaliser les plus petites cicatrices possibles.