Quels sont les risques de la reconstruction mammaire ?

La perte d’un sein peut s’avérer insupportable pour certaines femmes. C’est pourquoi, après l’ablation d’un sein, il n’est pas rare d’en trouver qui s’engage sur la voie de la reconstruction mammaire. Le bénéfice psychologique obtenu est certes grand, tout comme le bénéfice esthétique, mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une opération chirurgicale, et que comme telle, la chirurgie de reconstruction des seins comporte des risques.  Ne vaut-il pas mieux le savoir avant de se faire remplacer le sein ?

Quel type de reconstruction mammaire et pourquoi ?

Pratiquée pour lutter contre le cancer du sein, la mastectomie est une chirurgie conservatrice qui n’exige pas nécessairement une reconstruction.

Mais, lorsque la décision d’y recourir est faite, il faut savoir que la reconstruction peut être immédiate ou différée. Qu’elle soit primaire ou secondaire, la reconstruction mammaire peut se faire soit par la mise en place d’une prothèse mammaire, la même qu’on utilise pour une augmentation mammaire par implants, ou l’on peut réaliser une reconstruction par lambeau soit une reconstruction avec la graisse du patient.

Les complications de la reconstruction mammaire

 les risques de la reconstruction mammaire

Si l’on a une petite idée ici des différentes techniques de reconstruction, sans être exhaustif, on recensera aussi les complications possibles après une reconstruction mammaire. On distingue les complications liées à l’anesthésie des complications liées à la chirurgie.

Le taux de complications de la cicatrisation après une mastectomie semble plus élevé chez les patientes ayant eu recours à une reconstruction mammaire par implants ou par lambeau que chez celles qui n’y ont pas eu recours. On peut ainsi avoir des cicatrices chéloïdes.

De même, le taux d’infection est plus élevé après une mastectomie avec reconstruction (20%) qu’après une mastectomie sans reconstruction (12%).

D’autres complications concernent les risques de nécrose cutanée, d’hématome ou des complications liées à l’implant. Dans ce dernier cas, s’il n’est pas impossible d’assister à la formation des vagues et des plis sur l’enveloppe prothétique, il faut s’attendre aussi à la formation d’une coque prothétique, au déplacement de l’implant, à la rupture de l’implant ou à son dégonflement. C’est pourquoi les cas d’ablation d’implant après une mastectomie ont parfois été observés.

En définitive, faire recours à la chirurgie réparatrice ne doit pas être un simple caprice. Il faut en plus de s’informer sur l’opération chirurgicale à pratiquer, prendre le temps de réfléchir à ses motivations, à ses attentes, et éventuellement aux complications possibles de l’intervention.

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